Les lectures du mois de janvier

Chroniques, Livres

J’ai parfois l’impression de m’être lancée dans un marathon, ou d’essayer de battre une sorte de record…  je n’en suis pas là. Je ne lis pas encore assez ni assez vite. Mais j’aime remplir mes heures de beaucoup beaucoup de lignes. Le mois de janvier est presque terminé, et je viens d’entamer mon 6ème livre de l’année 2017. Ma « pile à lire » n’est pas physique, c’est une liste dans ma tête qui ne cesse de s’allonger. Alors je me dépêche, pour en rater le moins possible !

A chaque livre son expérience, ses trajets en bus ou en métro, ses tables de café, ses chutes depuis le lit, ses couvertures écornées par un sac trop rempli. A chaque livre son petit voyage avec moi, et sa petite trace dans ma mémoire. Loin de moins l’idée de proposer ici de bêtes fiches de lecture… mais juste quelques mots, si vous cherchez un compagnon.

Les lois de l’apogée, Jean Le Gall

Les lois de l'apogée Jean Le GallJérôme Vatrigan décroche le prix Goncourt pour son premier roman à seulement 23 ans. Il devient un éditeur douteux, époux d’une Italienne puissante, frère d’un chirurgien esthétique en proie à l’idéalisme politique. En pleine déroute professionnelle, financière, sentimentale, il réalise « un coup ». Une lecture un peu laborieuse dans les premières pages, mais on se laisse rapidement séduire par ce personnage atteint d’une forme de lassitude extrême.


Apprendre à finir, Laurent Mauvignier

Apprendre à finir Laurent MauvignierJ’avais beaucoup aimé son dernier opus, Continuer. J’ai retrouvé dans ce petit livre une écriture incisive, nerveuse, inquiète, à laquelle on s’accroche comme s’accroche aux bribes de sa vie conjugale et familiale cette femme frappée de plein fouet par la vie dans ce qu’elle peut avoir de cruel et de violent. On suit le cœur serré ce quasi-monologue, qu’elle semble avoir jeté sur le papier pour alléger sa peine.


Le cerveau de mon père, Jonathan Franzen

Le cerveau de mon père Jonathan FranzenJonathan Franzen fait partie des auteurs américains en vogue. Il a écrit quelques très bons bouquins, même si je n’ai personnellement pas adoré Purity, son tout dernier, qui a eu un succès notable au moins sur le plan médiatique (une sortie de littérairement correct un peu facile). Une drôle de rencontre que ce petit bouquin trouvé complètement par hasard. Une auto-biographie bouleversante (car Franzen y parle de démence sénile et d’Aloïs Alzheimer), un style efficace et une source d’informations inattendue.


Train de nuit, Martin Amis

Train de nuit Martin AmisEnfin !! Voilà, ça y est, j’ai lu Train de nuit ! Une énigme, une intrigue, un mystère… on ne sait  pas trop. Qui était vraiment Jennifer, cette jeune femme qui avait, apparemment, tout pour être heureuse ? C’est Mike Hollihan, une femme inspecteur de police, qui est chargée de découvrir ce qui a provoqué sa mort, et donc de gratter le vernis de la beauté, du bonheur conjugal, de la réussite professionnelle.


En vrille, Deon Meyer

En vrille Deon MeyerJe ne suis pas fan de la littérature polar, mais je dois avouer que j’ai lu avec plaisir En vrille de Deon Meyer, auteur sud-africain à succès. Certes, je n’ai eu ni chair de poule ni larmes aux yeux, et je n’ai pas beaucoup souri (et reconnaissons-le, ces choses sont importantes quand on parle de lecture!) mais l’enquête menée par les deux détectives à la croisée, étonnante, des chemins de l’oenologie et des sites de rencontres, m’a fait passer un bon moment !


Je finis le mois de janvier (et je vais certainement commencer avec février) avec Ian McEwan (joie joie joie).

Print Friendly, PDF & Email

Co-fondatrice du blog.

2 commentaires

  • Alors, alors…….Martin Amis, oui, on lit, on poursuit la lecture (ça ne va pas assez vite!), happé par l’histoire, pour savoir, mieux, pour comprendre…..
    Léon Meyer, pas lui celui là, (le dernier)mais ai aimé les autres. Très bons polars pour moi.
    Les autres je vais les noter!

D'accord ? Pas d'accord ? Exprimez-vous !