“Une page folle”… le cinéma japonais surprend toujours

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En cette année culturelle du Japon en France, la Cinémathèque propose (comme toujours) un programme d’une grande richesse. On peut découvrir ou redécouvrir de nombreux chefs d’œuvre du cinéma japonais, on n’en perd donc pas une miette !

Samedi 6 octobre, c’est une longue queue qui patientait sagement devant la salle Henri Langlois, pour assister à une séance de ciné-concert. Car nous allions assister à la projection d’un film muet accompagné d’une musique live… et quelle bonne idée !

Au début du XXème siècle, le japonais Teinosuke Kinugasa a réalisé une œuvre cinématographique incroyablement moderne, puissante, envoûtante. Une page folle (Kurutta Ippēji) nous entraîne, dès les premières images, dans un rythme effréné.

Plongés au cœur d’un hôpital psychiatrique, nous découvrons folie, visions, rêveries et souvenirs entremêlés, chez les patients et chez les autres. Et l’on suit l’obstination d’un vieil homme à faire évader sa femme.

La mise en musique est signée One Lick Less, un ensemble de deux musiciens plongés dans la pénombre, et qui accompagnent la projection avec une grande sensibilité et grâce à une connaissance pointue de l’œuvre de Teinosuke Kinugasa.

Après 1h30 d’images qui nous saisissent au corps, l’apparition du mot « fin » (ou plutôt du « sigle ») signe le moment où l’on reprend son souffle, non sans effort…

La puissance de Une page folle nous invite, en toute logique, à découvrir maintenant La porte de l’enfer (Jigokumon), œuvre avec laquelle Teinosuke Kinugasa remporte le Grand Prix au Festival de Cannes de 1954. Vite vite vite…

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