Claudine à Paris #1 – Semaine du 8 au 14 novembre 2021

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Claudine, telle l’héroïne de Colette dont elle porte le prénom, arpente fougueusement Paris en tous sens depuis plusieurs décennies. Entre deux activités littéraires, une expo ou une sortie théâtre (etc.), elle trouve toujours le temps d’aller au cinéma, sa passion. Chaque jour. Un film. Depuis le temps, elle ne les compte plus, mais tient la liste dans son agenda. Pour le monde en nous, elle entame une chronique récurrente (mais pas forcément régulière) dans laquelle elle partage les temps forts (positifs ou négatifs) culturels de sa semaine. De courts billets d’humeur incisifs, dont l’enthousiasme ou la déception assumés invitent au débat. Avec un peu de retard, la chronique de la semaine du 8 novembre, 100 % ciné.

Les Olympiades (2021) de Jacques Audiard

Amours, croisements, rencontres (réelles et virtuelles), sexe etc., dans ce quartier sans grâce du 13ème arrondissement, ici magnifié par un noir et blanc très graphique… J’ai suivi le film sans ennui, notamment grâce aux dialogues assez vifs, mais je n’ai pas trouvé ces jeunes trentenaires très passionnants (les acteurs ne sont pas en cause : ils sont tous très bien). Cela m’a fait repenser à d’autres films choraux « générationnels », vus dans les années 80, 90 et même début 2000 (Mes meilleurs amis, le Goût des autres, etc.) dans les problématiques desquels je me retrouvais (et vibrais) bien davantage. Question d’âge ? Ou de qualité du film ?

Albatros (2021) de Xavier Beauvois

Un bon Beauvois mineur. La première partie est excellente, très ancrée dans la réalité du quotidien d’une patrouille de gendarmerie en province (Bretagne), avec des détails très bien vus ; puis il y a un changement de registre et la deuxième partie, en revanche, prend une tonalité un peu trop métaphysique (?)… Comme d’habitude, Jéremie Rénier est très bien, très sobre, mais j’ai été bluffée surtout par sa partenaire, Marie-Julie Maille : voilà enfin une actrice (elle est monteuse, dans la vie) qui ne ressemble pas à un mannequin californien : c’est une belle femme plantureuse, naturelle, qui a un charme fou et qui crève l’écran… Bon, c’est là un typique film « social » à la française.

Haute Couture (2021) de Sylvie Ohayon

Voilà bien un film que que j’ai trouvé plutôt raté. Rien ne fonctionne : les personnages sont mal dessinés (la gentille, la méchante, la beurette de banlieue, et l’héroïne (Baye) qui ressemble à une mémère vieillotte des années 70, alors qu’elle est « première » chez Dior), Les dialogues sont très mauvais également, Si vous aimez le monde de la haute couture (moi je l’adore !), n’allez pas le voir : vous allez détester, revoyez plutôt Phantom Thread, une merveille…

Aline (2020) de Valérie Lemercier

C’est assez premier degré, mais assumé, et plutôt sympathique. On ne s’ennuie pas…La performance de Valerie Lemercier est assez impressionnante, surtout dans sa gestuelle sur scène (même si un peu inégale vers la fin). Tous les personnages (Aline/Céline elle-même et la mère, la famille, le mari/producteur, ) sont attachants, et les comédiens canadiens excellents. Un bémol : la chanteuse qui double Valérie Lemercier chante bien, mais ce n’est pas Céline Dion, et ça s’entend, hélas, du coup, on perd un peu le charme…

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